Enseignement supérieur en Hongrie

Présentation générale

Il existe en Hongrie principalement deux types d’établissements de l’enseignement supérieur et qui présentent des différences dans les cursus proposés :

- D’un côté, les universités (egyetem) dispensant un enseignement de niveau élevé avec une forte présence de la théorie et permettant de pousser les études jusqu’au doctorat.
- De l’autre, les écoles supérieures (főiskola) qui proposent des études plus courtes et plus orientées vers la pratique.

Avec l’introduction du système LMD, et notamment du niveau Licence dans les universités, l’éventuel manque d’expérience pratique dans les formations universitaires est peu à peu comblé par une démultiplication des séances de travaux pratiques et bien-entendu l’introduction de stages dans le cursus.

Pour consulter la liste des principales universités et école supérieures hongroises et leurs domaines de formation, veuillez télécharger le document suivant :

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Informations générales pour les étudiants français :


La Hongrie ne dispose pas de politique générale en ce qui concerne les diplômes obtenus à l’étranger. L’acceptation de ces derniers est laissée à l’appréciation des établissements.

Officiellement, le Baccalauréat français est reconnu en tant que diplôme témoignant de la réussite des études secondaires et est même équivalent à un diplôme de langue française de niveau supérieur. Cependant, sa prise en compte dans le calculs des points d’entrée à l’université (cf. la partie Entrée à l’université) dépend de la décision de l’établissement. Il se peut, essentiellement pour les étudiants désireux d’étudier les humanités ou les sciences sociales, que leur soit imposé le passage du Baccalauréat Hongrois (éretségi vizsga) d’une ou de plusieurs matières.

De la même façon, les diplômes ne correspondant pas au type LMD sont tributaires de la politique de l’établissement. Il est donc conseillé de bien s’informer auprès de l’établissement hongrois afin de savoir comment son diplôme peut être pris en compte.

Enfin, le système LMD devrait permettre d’introduire de la souplesse dans le mécanisme et d’harmoniser les systèmes des deux pays. Le LMD étant très nouveau pour l’instant en Hongrie, nous ne disposons pas de l’expérience nécessaire pour étayer le bon fonctionnement de cette harmonisation.


Mise en place du système LMD en Hongrie

Depuis 2005, le Ministère de l’Éducation Nationale a entamé l’harmonisation du modèle de l’enseignement supérieur hongrois avec le processus de Bologne. Le système LMD est en cours d’instauration. Par la suite, nous décrivons les principaux éléments de cette réforme.

- Durée des trois niveaux :

    • Licence : 6 à 8 semestres (les premières licences ont démarré en septembre 2005)
    • Master : 2 à 4 semestres (les premiers Masters démarrent en février 2008)
    • Doctorat : 6 semestres
      - Certaines formations restent indivisibles (santé, droit, arts)
      - Formations complémentaires et deuxièmes diplômes : 2 à 4 semestres.
      - Instauration du complément au diplôme.

Actuellement, les promotions qui ont débuté leurs études dans le système LMD en septembre 2005 ne sont pas encore arrivées au terme de leur licence. Cependant de nombreux Masters sont déjà disponibles pour les personnes disposant d’un diplôme « non-LMD ». Cette année 3500 places de Masters sont financées par l’Etat.

Pour l’instant, les formations doctorales ne sont pas réglementées, mais le ministère devrait statuer sur ce sujet prochainement.

La reconnaissance des crédits et l’acceptation d’étudiants étrangers ne disposant pas de diplôme dans le sens du LMD (comme des étudiants d’écoles d’ingénieur françaises en fin de troisième année) sont laissées à la charge des établissements.



Entrée à l’université

Le système d’entrée à l’université est assez complexe en Hongrie. L’étudiant convertit ses résultats scolaires et ses résultats au Baccalauréat en points qui permettent de décider si il est recevable ou non et si c’est le cas, ils définissent également si l’étudiant est jugé assez bon pour voir sa formation prise en charge par l’État ou si il doit lui-même couvrir ces frais.

Essentiellement deux types statuts :
- Statut d’étudiant financé par l’État
- Statut d’étudiant finançant sa propre formation.

Pour entrer à l’université, l’étudiant doit atteindre au minimum 160 points sur 480. Ces points sont calculés à partir :
- d’un contrôle continu effectué sur les deux dernières années de lycée
- des résultats au Baccalauréat
- des points bonus apportés par des éléments annexes (langues, sport, concours lycéens, etc.)

Le nombre de points se rattachant officiellement à une formation est le nombre de points qui permet à l’étudiant d’entrer à l’université dans la section financée par l’Etat. Ce chiffre dépend du nombre de places financées par le Ministère pour une formation (ou faculté) donnée et des résultats de tous les étudiants qui ont postulé pour cette formation.

En deçà de cette limite (et au dessus de 160 points) l’étudiant peut être accepté à l’université mais doit financer les frais de sa formation. Ceci n’est bien-entendu possible que dans les limites de capacité de l’établissement.

Le Baccalauréat issu de l’enseignement secondaire français (et des autres pays européens) est officiellement reconnu, cependant sa conversion en points pour l’entrée à l’université reste dépendant de la politique des établissements. Toutefois, un Baccalauréat français est automatiquement reconnu comme un examen de langue de niveau supérieur en français.


Prix National de Qualité de l’Enseignement Supérieur

Afin de poursuivre sa politique de développement de la qualité de l’enseignement supérieur, le Ministère a introduit - parmi d’autres mesures, notamment de financement (cf. le paragraphe suivant) - le Prix National de Qualité de l’Enseignement Supérieur en 2007.
- Critères d’évaluation :

  • politique sur le long terme
  • satisfaction des partenaires
  • soutien financier et institutionnel du développement
  • recherche
  • relation internationales
  • transfert de connaissances et d’expérience.

- Lauréats :

  • Or
    • Université de Debrecen
    • Université des Sciences Techniques et Économiques de Budapest
    • École supérieure Kodolányi János
  • Argent
    • Faculté des Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Szeged
    • Faculté des Sciences Économiques de l’Université de Miskolc
  • Bronze
    • Université de Dunaújváros
    • École Supérieur de Technologie de Budapest

Financement

Attention ! Suite au référendum du 9 mars 2008, la réforme protant sur les frais de scolarité a été annulée. Il n’y aura donc pas de frais de scolarité tels qu’explicités dans la partie frais de scolarité ci-dessous.

Les différents acteurs de l’enseignement supérieur hongrois sont en train de rechercher une solution pour combler ce manque à gagner. Nous mettrons à jour les informations dès qu’une nouvelles solution aura vu le jour.

L’enseignement supérieur hongrois est financé à partir de plusieurs sources. L’état y participait jusqu’en 2007 à hauteur de 77% soit 1,3% du PIB. Cependant, la récente loi de réforme de l’enseignement supérieur a modifié cette donne puisque pour la première fois en 2008, les étudiants vont devoir payer des droits de scolarité. Les modalités de ces différents financements sont explicitées dans les paragraphes qui suivent.

Financement Normatif

Chaque année, l’Etat fixe le nombre de places qu’il prendra en charge par filière et définit ensuite pour chaque filière le montant d’une somme normative par étudiant pour l’année.

- En 2007 ce chiffre est de 56000 places et se répartit de façon inégale selon les filières.
- L’Etat favorise certaines filières désertées ou très demandées par le marché du travail (sciences de l’Ingénieur, sciences naturelles) et réduit l’accès à d’autres, trop demandées (formations commerciales, etc.)
- L’Etat devrait financer à peu près la moitié des diplômés de Licence dans la poursuite de leurs études en Master.
- Le tarif des places non financées par l’Etat est fixé par les établissements peut varier de 50kHUF (200€) à 2MHUF (8000€).

Frais de scolarité

Les frais de scolarités (en vigueur à partir de septembre 2008)seront à payer à partir de la deuxième année de formation. Ceci devrait éviter les inégalités provenant de la situation familiale des lycéens passant le Baccalauréat. En effet, les enfants des familles plus aisées bénéficiant d’un environnement familial plus optimal durant leurs études secondaires aboutissent aux sections financées par l’Etat, alors que les lycéens provenant de familles plus modestes se retrouvent dans la section d’autofinancement. C’est afin de pallier à ce problème que le Ministère a instauré le système suivant :

- Les étudiants seront classés à la fin de chaque année scolaire selon leurs résultats :

  • Les meilleurs recevront des bourses de formation sur des critères d’excellence.
  • Les moins bons se verront redirigés vers la section d’autofinancement.
  • Les autres devront payer une somme fixe calculée à partir de la moyenne normative et modulable par les universités à hauteur de +/- 50% (cette année 105kHUF (= 400€) pour la licence et 150kHUF (=600€) pour les masters)

- Investissement des revenus tirés des frais de scolarité.

  • bourses d’excellence
  • bourses sur critères sociaux
  • développement des équipements et infrastructures

Autres Financements

Afin de poursuivre l’effort de développement de la qualité de l’enseignement supérieur, le Ministère octroie également un financement non-normatif aux établissements et ce, pour la première fois, dans le cadre de programmes de développement de 3 ans. A ce titre,

- D’ici 2010, le budget de l’enseignement supérieur augmentera de 214GHUF (= 852M€) à 241GHUF (960M€), soit à peu près 1% du PIB
- Sont mis en place des programmes de 3 ans de financements non-normatifs basés sur la qualité de l’enseignement et sur l’investissement dans le développement de la qualité

Partenariats public-privé

- Objectif : Moderniser et élargir les infrastructures.
- Hauteur : 175GHUF (= 696M€)

Dernière modification : 18/01/2017

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