Mot de l’Ambassadeur (16 novembre 2016)

Dans le calendrier byzantin, on fête Saint Grégoire Palamas le 14 novembre.
C’est donc l’occasion de revenir sur l’héritage laissé par cet archevêque de Thessalonique qui vécut entre 1296 et 1359.
Longtemps moine au mont Athos, il écrit de nombreuses homélies et définit une théologie fondamentale qui établit une distinction entre l’inaccessibilité de Dieu et le « participable », ou « énergies ».

Ces questions fondamentales seront au cœur du séminaire organisé par le collège Eötvös József à Budapest du 21 au 24 novembre, dans le cadre des Studia Byzantino-occidentalia. J’aurai le plaisir d’ouvrir ce colloque avec mon collègue grec Dimitrios Letsios, mais ce sont naturellement les experts français, grecs, allemands, hongrois ou encore italiens qu’il faudra venir écouter parler de :

- Le voyage du poisson et de l’oiseau dans la Méditerranée ;

- Les traités archaïques des littératures médiévales : remarques sur la poétique byzantine dans l’œuvre de Sergei S. Averintsev ;

- Chalcondyle, de Byzance à la France de 1577 : l’adaptation de Blaise de Vigenère. Ce personnage retiendra l’attention des auditeurs, en raison de la richesse de ses expériences : un temps secrétaire de la Chambre du roi, il se voit confier des missions diplomatiques et séjourne longtemps à Rome, où il travaille à la traduction de nombreux ouvrages religieux, mais aussi à celle des Annales de Tacite.

- Nos érudits italiens évoqueront le 22 novembre les interprétations et l’apologétique, en traitant par exemple l’évolution de la perception de l’occident à Byzance et ses conséquences linguistiques (présentation de M. Borghese, directeur du centre culturel italien avec lequel l’Institut français multiplie les coopérations, et pas seulement sur les questions de patristique).

- Enfin, si l’on peut dire face à la richesse abyssale du programme de ce colloque, nous redécouvrirons Le Voyage d’outremer, rédigé par le Premier écuyer Tranchant et conseiller de Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, autrement dit l’un des aventuriers les plus intéressants qui soit. Pour vous donner envie de le lire, citons cette phrase qui sonne si juste aujourd’hui :
« Et comme le chemin à Jérusalem est si notoire que plusieurs le savent, je me passe légèrement de le décrire jusqu’au pays de Syrie, par lequel j’ai été tout au long, depuis Gaza qui est l’entrée de l’Egypte, jusqu’à une journée près d’Alep, qui est la dernière ville quand on va en Perse vers le Nord ».

À ne pas manquer !

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Dernière modification : 16/11/2016

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