Mot de l’Ambassadeur (3 janvier 2017)

Bonne année



Les débuts d’année sont propices aux vœux, parfois raisonnables, souvent démesurés. Sous quel patronage peut-on placer les nôtres, afin qu’ils soient emblématiques des aspirations de cette ambassade ?

Celui d’Honoré d’Urfé, auteur de L’Astrée, dont on commémorera la naissance le 11 février prochain (1567) et toujours célèbre en tant que parrain de la fable pastorale ?
Celui de Jean Le Rond d’Alembert, le grand encyclopédiste dont la naissance il y a trois siècles pourrait elle aussi donner lieu à des séminaires opportuns ?

Non, choisissons plutôt la protection d’une femme, dissidente entre toutes, exilée célèbre dans toute l’Europe, et dont les ouvrages, plus politiques, sont davantage lus que ceux de ses deux illustres prédécesseurs.

Son affranchissement de toute limite, à commencer par celles qui à son époque prescrivent aux femmes de ne pas écrire, et surtout pas autre chose que des romans, donne le ton. Mais c’est par sa prédilection pour la pensée qu’elle se rend insupportable à beaucoup.

Napoléon l’exile. Elle avait osé exprimer son scepticisme à l’égard de Rousseau.
Elle va plus loin encore en se demandant : « les Français sont-ils faits pour être libres ? ».

Alors en ce début d’année, oui, plaçons notre action sous le haut patronage de cette femme qui décéda à l’âge de 53 ans, le 14 juillet 1817, après avoir laissé tant d’ouvrages importants, dont on retiendra une phrase aujourd’hui, extraite de ses Carnets de voyage : « Il n’y a point de nationalité qui ne soit une borne. Il en faut plusieurs pour être un homme complet ». Germaine de Staël.

Bonne année à toutes et à tous !

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Dernière modification : 03/01/2017

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